En bref
- Le châssis se monte avant les plaques : dans une cloison déjà finie, on dépose la portion concernée. Il n'existe pas de galandage glissé dans un mur existant.
- Eclisse annonce une cloison finie de 95 mm (rail de 70, une plaque par face) ou de 100 mm (rail de 48, deux plaques par face), et une version à 125 mm : la notice du châssis fixe la cote.
- À côté de la baie, il faut une longueur de mur libre au moins égale à la largeur du vantail, plus les montants de finition : ni angle, ni tableau électrique dans cette zone.
- Aucune vis longue, aucune gaine, aucune boîte électrique là où le vantail se refoule : c'est l'erreur qui rend le dépannage impossible sans casser la cloison.
- La cloison doit être non porteuse : un châssis ne reprend aucune charge, et une ouverture dans un mur porteur relève d'un linteau calculé.
Une porte à galandage se décide avant la cloison, jamais après : le châssis se monte nu, puis les plaques de plâtre se referment dessus. Il demande une cloison finie plus épaisse qu’une cloison courante, de 95 à 125 mm selon le modèle chez Eclisse, une longueur de mur libre à côté de la baie au moins égale à la largeur du vantail, et une cloison qui ne porte rien. Le piège le plus coûteux n’est ni le prix ni la pose : c’est une vis plantée dans la zone où le vantail disparaît.
Le galandage — un vantail qui coulisse à l’intérieur de la cloison au lieu de longer le mur — s’achète sous la forme d’un châssis : une ossature métallique avec son rail haut, ses montants et un treillis. Le vantail s’achète à part, et il doit correspondre à l’épaisseur que le châssis accepte.
Ce que le châssis impose au mur
Trois cotes décident de la faisabilité. Elles se vérifient avant tout achat, notice du châssis en main.
L’épaisseur de cloison. Eclisse décrit deux montages courants : 100 mm finis avec un rail de 48 mm et deux plaques par face, ou 95 mm avec un rail de 70 mm et une plaque par face. Le même fabricant propose aussi une version pour cloison de 125 mm. Cette épaisseur se prend sur les deux pièces, ce qui n’est pas neutre dans un couloir étroit.
La longueur de mur libre. Le vantail doit disparaître entièrement. Il faut donc, à côté de la baie, une longueur de cloison au moins égale à la largeur du vantail, plus la place des montants de finition. Aucun retour de mur, aucun angle, aucun tableau électrique ne doit tomber dans cette zone. La longueur totale exacte du châssis figure dans son catalogue pour chaque largeur de passage.
La hauteur. Le rail haut et son caisson dépassent la hauteur de passage. Sous un plafond bas, une poutre ou une rampe d’escalier, cette cote du catalogue décide seule.
| Cloison | Montage | Épaisseur finie |
|---|---|---|
| Galandage Eclisse | Rail de 70 + une plaque par face | 95 mm |
| Galandage Eclisse | Rail de 48 + deux plaques par face | 100 mm |
| Galandage Eclisse, version épaisse | Selon notice | 125 mm |
Dernier point, non négociable : un châssis à galandage se pose dans une cloison non porteuse. Il remplace la structure du mur sur toute la longueur de refoulement et ne reprend aucune charge. Si le mur porte un plancher ou une charpente, l’ouverture relève d’un autre ouvrage, avec une poutre dimensionnée par le calcul : notre guide sur le linteau béton explique pourquoi cette cote ne s’estime pas à l’œil.
Monter le châssis dans l’ordre
La séquence compte plus que la force. L’ordre que décrit Eclisse est simple : châssis, ossature de la cloison, plaques, habillage, et le vantail en dernier. Voici ce qu’il faut contrôler à chaque étape.
- Décider du sol fini avant tout. Le carrelage ou le parquet passe-t-il sous le châssis ou s’arrête-t-il contre lui ? Cette décision fixe la hauteur de passage et le jeu sous le vantail. Si le sol change de revêtement au droit de la porte, préparez la ligne avec la jonction carrelage-parquet sous une porte.
- Tracer l’axe de la cloison au sol, puis le reporter au plafond au fil à plomb ou au laser.
- Fixer la traverse basse et vérifier son niveau. Un châssis posé en pente fait revenir le vantail tout seul, et aucun réglage de chariot ne le rattrape.
- Monter les montants, contrôler l’aplomb, puis l’équerrage en comparant les deux diagonales.
- Habiller en plaques, en vissant uniquement dans les montants prévus et avec la vis prescrite. Eclisse indique des vis de 3,9 × 19 mm, tous les 30 cm, à 1 cm du bord.
- Enduire, poncer, peindre, puis suspendre le vantail, régler les chariots, poser les montants de finition et la butée.
Le vantail se suspend par deux étriers vissés sur son chant haut, placés à 12 à 15 cm de chaque bord selon Eclisse, sur des chariots dont la capacité est annoncée à 100 kg. Le régler en dernier n’est pas une coquetterie : tant que la cloison n’est pas peinte, il se raye.
Une porte à galandage n’a pas de sens poussant ou tirant comme une porte battante. On choisit en revanche le côté de refoulement, à gauche ou à droite, ce qui fixe le côté de la cloison qui doit rester libre. Pour une battante voisine, la façon de nommer le sens sans erreur est expliquée dans le sens d’ouverture d’une porte.
Gaines, vis et perçages : la zone interdite
Toute la surface où le vantail se refoule est interdite : pas de vis longue, pas de boîte d’encastrement, pas de gaine, pas de patère, pas de support de téléviseur. Le vantail passe à quelques millimètres des plaques ; une pointe qui dépasse le raye au premier passage et le bloque ensuite.
Trois habitudes évitent l’accident :
- faire passer les gaines par le retour de cloison ou par les passages prévus hors zone de refoulement, jamais en travers ;
- photographier le châssis monté avant l’habillage, un mètre déplié posé au sol dans le champ, pour garder un plan de ce qui est derrière les plaques ;
- reporter au crayon sur la plaque, avant enduit, la limite de la zone interdite.
C’est ce point qui rend le service après-vente difficile. Une fois la cloison enduite et peinte, elle ne se rouvre qu’en la découpant. Un chariot usé ou un vantail rayé se traitent en déposant le vantail par l’avant quand le fabricant l’a prévu ; sinon, en ouvrant la plaque et en refaisant l’enduit. Le choix du châssis pèse donc plus lourd que celui du vantail : la marque doit pouvoir fournir une pièce dans dix ans, et la notice doit décrire une dépose sans ouvrir la cloison.
Ce qui fait le prix
Nous n’avons pas trouvé, à la date de mise à jour, deux sources publiques concordantes et vérifiables pour donner une fourchette de prix posé. Plutôt qu’un chiffre invérifiable, voici les postes que le devis doit séparer, et ce qui fait varier chacun.
| Poste | Ce qui fait varier le montant |
|---|---|
| Châssis | Largeur et hauteur de passage, épaisseur de cloison, simple ou double vantail, marque |
| Vantail | Alvéolaire à peindre, âme pleine, vitré ou plaqué ; épaisseur compatible avec le châssis |
| Habillage | Surface de plaques à refermer, enduit, bandes, montants de finition |
| Quincaillerie | Poignée à cuvette, condamnation, amortisseur de fin de course |
| Main-d’œuvre | Dépose de la cloison existante, reprise de sol et de plinthes, finitions |
En rénovation, la dépose de la cloison, la reprise du carrelage sur la ligne du châssis et la réfection des plinthes pèsent souvent autant que la porte elle-même. Un devis qui ne nomme pas la marque du châssis ne permet pas de comparer.
Galandage, applique ou battante
| Critère | Galandage | Coulissante en applique | Battante |
|---|---|---|---|
| Encombrement | Nul | Mur occupé sur la longueur du vantail | Débattement au sol |
| Isolation acoustique | Faible | Faible | La meilleure |
| Dépannage | Cloison à ouvrir si la dépose n’est pas prévue | Rail accessible | Immédiat |
| Cloison existante | Dépose nécessaire | Possible | Possible |
Le galandage se justifie là où le débattement est impossible : salle d’eau étroite, dressing, WC, couloir. Il se justifie mal entre deux pièces de vie, où l’on paie une performance acoustique médiocre et un dépannage lourd. Entre une entrée et un séjour, une verrière d’intérieur répond parfois mieux à l’envie d’ouvrir l’espace sans supprimer la séparation.
Les pièges qui se paient après coup
Le vantail acheté avant le châssis. L’épaisseur admise figure au catalogue du châssis, pas à celui de la porte. Un écart de quelques millimètres rend l’ensemble inutilisable.
Le châssis posé sans aplomb. La porte part seule d’un côté, et aucun réglage de chariot ne corrige une traverse basse en pente.
La poignée standard. Un vantail à galandage exige une poignée à cuvette, encastrée à fleur. Une béquille classique l’empêche d’entrer dans la cloison.
Les plinthes. Elles s’arrêtent contre le montant de finition, ce qui impose une coupe nette de chaque côté du passage — le même soin que pour une plinthe de carrelage dans un angle.
Le vantail qui frotte au sol. Sur un galandage, la marge est mince : le vantail doit rester guidé en pied. Le réglage en hauteur se fait aux chariots ; le rabotage d’une porte n’est qu’un dernier recours, dans les limites de l’âme du vantail.
Questions fréquentes
Quelle épaisseur de cloison pour une porte à galandage ?
Chez Eclisse, 95 mm finis avec un rail de 70 et une plaque par face, 100 mm avec un rail de 48 et deux plaques par face, ou 125 mm selon la version du châssis. Une cloison courante sur rail de 48 avec une plaque par face est plus mince : le galandage épaissit donc le mur. La cote exacte se lit dans la notice du châssis retenu.
Peut-on installer une porte à galandage dans une cloison existante ?
Pas sans l'ouvrir. Le châssis remplace la structure du mur sur toute la longueur de refoulement : on dépose la portion de cloison, on monte le châssis, on referme en plaques et on enduit. Si la dépose n'est pas envisageable, la porte coulissante en applique, posée devant le mur, reste la seule option.
Quels sont les inconvénients d'une porte à galandage ?
Une isolation phonique faible, puisque le vantail ne comprime aucun joint ; un mur interdit au perçage sur toute la zone de refoulement ; et un dépannage lourd si le châssis ne prévoit pas la dépose du vantail sans ouvrir la cloison. Elle demande aussi une poignée à cuvette, encastrée.
Peut-on faire passer une prise ou une gaine dans une cloison à galandage ?
Jamais dans la zone où le vantail se refoule. Le vantail passe à quelques millimètres des plaques : une pointe de vis qui dépasse le raye, puis le bloque. Les gaines contournent cette zone, passent dans le retour de cloison ou dans les passages que certains châssis prévoient hors zone de refoulement.
Combien coûte une porte à galandage posée ?
Le total additionne le châssis, le vantail, l'habillage en plaques, la poignée à cuvette et la pose, plus la dépose de la cloison en rénovation. Les écarts viennent surtout du vantail (alvéolaire, plein, vitré) et de l'état du mur. Demandez un devis qui sépare ces postes et qui nomme la marque du châssis.
Sources et méthode
- Eclisse, page « Installation d'une porte coulissante » (eclisse.fr, consultée le 03/10/2026) : châssis Unique en version plaques de plâtre pour cloison de 100 mm ou 125 mm, vantail de 40 à 45 mm, chariots à 4 roues de capacité 100 kg, étriers à 12-15 cm du bord du vantail
- Eclisse, article « Comment poser une porte coulissante à galandage ? » (30/01/2017) : cloison finie de 100 mm avec rail de 48 et deux plaques, ou de 95 mm avec rail de 70 et une plaque ; vis 3,9 × 19 mm tous les 30 cm à 1 cm du bord ; ordre châssis, ossature, plaques, habillage, vantail
- Aucun prix n'est donné : nous n'avons pas trouvé deux sources publiques concordantes et vérifiables à la date de mise à jour